dimanche 28 octobre 2012
Fukanzazenji de Maître Dogen
La Voie est fondamentalement parfaite. Elle pénètre tout. Comment pourrait-elle dépendre de la pratique et de la réalisation?
Pensez à ne pas penser. Comment pense-t-on à ne pas penser ? Au-delà de la pensée (hishiryo). Cela en soi est l'art essentiel du zazen.
jeudi 18 octobre 2012
NOUVEAU LIEU DE PRATIQUE À TOULOUSE !
Pratique de l'Assise silencieuse, ZAZEN, tous les mardi soir à 20h,
à partir du 6
novembre 2012.Lieu de Pratique : La Mane, 9 avenue de Lagarde, 31130 Balma
Pour toutes informations, vous pouvez me contacter au 06 09 86 37 96
La pratique de zazen du mardi soir sur Albi sera décalée au mercredi soir,
le jeudi matin est inchangé.
mercredi 12 septembre 2012
C'est la rentrée !!!
Les zazen ont repris !
Attention les jours de pratique changent :
les mardi à 19h45
& les jeudi à 8h15
Je vous souhaite une très belle rentrée et vous poste un poème de mon maître :
"Dans la lune de l'Esprit,
Nulle part où demeurer.
Les nuages voguent, ne sachant
Ni le sud ni le nord,
Tout comme l'homme véritable
Ignore la sagesse et a mis fin
Aux expériences et à l'étude.
Pour la montagne majestueuse,
Ni bien ni mal.
Tandis que les hommes s'agitent
En tous sens au gré des circonstances,
D'autres sont enchaînés par la passion
Des Bouddhas et des rituels.
Quel principe nous oblige,
Quelle loi nous force ?
En créant toutes sortes d'artifices
Pour atteindre le Bouddha,
l'homme ne fait qu'ajouter de l'eau
A l'eau !"
Extrait du livre "La vision pure" de Kaisen . Ed. Accarias L'originel
| Photo du petit temple, Jardins des Martels . Tarn. Juin 2012 |
jeudi 19 juillet 2012
Pratique de zazen
Le temps des retraites d'été au temple Ho Sho Ji commence,
et un peu de vacances aussi en suivant.
Les zazen à Albi reprendront donc le jeudi 6 septembre 2012 à 19h45.
Un deuxième zazen hebdomadaire a été demandé,
nous en déterminerons ensemble le jour et l'heure à la rentrée.
Passez un bel été !!!!
lundi 10 octobre 2011
L'INTERDÉPENDANCE . texte de Sando Kaisen
Bambous dans la pluie et le vent
Xiang Hong
Xiang Hong
L’homme et toutes les existences ont besoin de la terre pour se tenir debout. Les animaux et les hommes peuvent se déplacer et la montagne se dresser. La terre et les êtres sensibles ont besoin du soleil, de la lumière et de la chaleur. Terre et soleil sont précieux, sans eux, la vie n’est pas possible.
Il y a l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons. Il y a la terre qui tourne pour nous donner le jour et la nuit et surtout la nourriture dont les êtres sensibles ont besoin.
Il y a l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons. Il y a la terre qui tourne pour nous donner le jour et la nuit et surtout la nourriture dont les êtres sensibles ont besoin.
Lune et soleil sont une paire d’existants sans lesquels nous ne serions pas en vie.
Il y a la pluie rafraîchissante, la neige, les nuages protecteurs, les innombrables étoiles et planètes, le caillou sur le chemin, le sable, les lacs et les rivières, les torrents, les océans.
Il y a ce corps qui me porte et ces milliards d’existants qui constituent ma forme.
Partout, il y a l’esprit et partout la vie me remplit.
Il y a le boulanger qui me nourrit, le pompiste qui me sert, et il y a tous ceux que je côtoie. Il y a nos parents sans qui nous ne serions pas là.
Mais s’il en est ainsi pour tous ceux qui me font vivre, j’ai moi aussi une grande influence sur tous les existants. Je dépends de tous et tous dépendent de moi. Même la lune, le soleil, les étoiles et le pompiste.
Il y a cette chose que nous oublions chaque jour de notre vie et qui est l’interdépendance.
L’interdépendance nous met en interrelation avec toutes choses.
Aussi, les autres dépendent de la relation que j’ai avec toutes les choses. L’action des trois corps : la pensée, la parole et l’action entre systématiquement en relation avec tous les existants.
Devant l’Essence du monde, je ne puis me cacher ni cacher mes pensées, mes paroles ou mes actions. Et quand je regarde le caillou, celui-ci me regarde. Ne pensez pas le contraire.
Dans le miroir de l’Esprit, tous les phénomènes se reflètent exactement.
On ne peut parler d’interdépendance ou d’interrelation sans parler de l’impermanence.
Sachant que toute apparition conditionne la disparition, nous devons comprendre que chaque existant a un début et une fin, qu’il possède une durée d’existence qui est régie par les lois de la causalité et de la temporalité.
Ainsi, l’interdépendance, l’interrelation, l’impermanence, la loi de causalité et la temporalité ne peuvent être séparées. Tout cela n’est rien d’autre que l’Essence du monde et l’Essence du monde n’est rien d’autre que le Soi-même.
Le Soi-même, c’est vous dans votre vie quotidienne.
C’est votre interdépendance avec vous-même et les autres. Même si les autres ne sont pas moi, je suis les autres. Aussi ma vie n’existe-t-elle pas en dehors des autres.
Toutes mes actions, paroles et pensées doivent donc être tournées vers autrui. Car, tournées vers moi-même, elles deviennent limitées à un petit être individualiste, souffrant, malheureux et perdu.
Si vous comprenez l’Essence, vous vivrez éternellement heureux.
Aussi zazen est-il très important. Zazen signifie : s’asseoir en l’Essence même de tous les
existants.
Il y a la pluie rafraîchissante, la neige, les nuages protecteurs, les innombrables étoiles et planètes, le caillou sur le chemin, le sable, les lacs et les rivières, les torrents, les océans.
Il y a ce corps qui me porte et ces milliards d’existants qui constituent ma forme.
Partout, il y a l’esprit et partout la vie me remplit.
Il y a le boulanger qui me nourrit, le pompiste qui me sert, et il y a tous ceux que je côtoie. Il y a nos parents sans qui nous ne serions pas là.
Mais s’il en est ainsi pour tous ceux qui me font vivre, j’ai moi aussi une grande influence sur tous les existants. Je dépends de tous et tous dépendent de moi. Même la lune, le soleil, les étoiles et le pompiste.
Il y a cette chose que nous oublions chaque jour de notre vie et qui est l’interdépendance.
L’interdépendance nous met en interrelation avec toutes choses.
Aussi, les autres dépendent de la relation que j’ai avec toutes les choses. L’action des trois corps : la pensée, la parole et l’action entre systématiquement en relation avec tous les existants.
Devant l’Essence du monde, je ne puis me cacher ni cacher mes pensées, mes paroles ou mes actions. Et quand je regarde le caillou, celui-ci me regarde. Ne pensez pas le contraire.
Dans le miroir de l’Esprit, tous les phénomènes se reflètent exactement.
On ne peut parler d’interdépendance ou d’interrelation sans parler de l’impermanence.
Sachant que toute apparition conditionne la disparition, nous devons comprendre que chaque existant a un début et une fin, qu’il possède une durée d’existence qui est régie par les lois de la causalité et de la temporalité.
Ainsi, l’interdépendance, l’interrelation, l’impermanence, la loi de causalité et la temporalité ne peuvent être séparées. Tout cela n’est rien d’autre que l’Essence du monde et l’Essence du monde n’est rien d’autre que le Soi-même.
Le Soi-même, c’est vous dans votre vie quotidienne.
C’est votre interdépendance avec vous-même et les autres. Même si les autres ne sont pas moi, je suis les autres. Aussi ma vie n’existe-t-elle pas en dehors des autres.
Toutes mes actions, paroles et pensées doivent donc être tournées vers autrui. Car, tournées vers moi-même, elles deviennent limitées à un petit être individualiste, souffrant, malheureux et perdu.
Si vous comprenez l’Essence, vous vivrez éternellement heureux.
Aussi zazen est-il très important. Zazen signifie : s’asseoir en l’Essence même de tous les
existants.
jeudi 8 septembre 2011
L'acceptation . Sando Kaisen
C’est une pratique qui demande beaucoup de lucidité et de présence car elle prend notre égo à rebrousse poil, en lui apprenant à accepter l’inacceptable et à donner ce qu’il refuse de donner.
Elle nous demande d’accepter d’être exposé à l’irritation et à l’indésirable, d’accepter ce à quoi nous dirions habituellement «non».
Mais il s’agit aussi d’accepter intérieurement les côtés obscurs de nous-même que nous n’avons pas envie de reconnaître. Nous devrions accueillir le côté pénible de la situation plutôt que de le refuser et de lutter contre lui. Si, face à une situation pénible, on commence à accepter, sans réagir à priori impulsivement, on introduit une pause dans la situation. Elle est un espace qui permet de mieux la sentir. C’est à partir de cette perception qu’il devient possible d’y répondre plus justement.
En acceptant, on se laisse ainsi pénétrer par la situation à priori inacceptable ou non désirée.
L’inacceptable pénètre jusqu’au plus profond de nous-même. C’est une acceptation sans réserve. Il n’y a pas de «oui, mais...». On est complètement exposé, transparent, et l’on abandonne la lutte et le rejet.
Ensuite, s’accepter soi-même signifie reconnaître sa vraie nature comme étant un «chapelet de mirages» dépourvu de réalité intrinsèque. De se glisser à l’arrière-plan de son être et de regarder cet inacceptable comme n’étant qu’un phénomène dont je ne suis pas l’auteur.
Comme tout phénomène, cet inacceptable a sa propre existence mais je ne suis pas cela.
Percevant cela, l’inacceptable se dissout de lui-même pour ouvrir le champ de la compassion infinie.
Accepter ne signifie pas «subir», mais accepter l’apparition de ce genre de phénomène comme étant une manifestation de la nature même des choses.
Les choses sont ce qu’elles sont mais je ne suis pas ces choses. Se tenant à l’arrière-plan, je peux alors, avec compassion, regarder ces souffrances et ne pas les entretenir, ne pas les nourrir.
Seule l’acceptation totale pourvue de l’Oeil de l’Éveillé met fin au pouvoir du «subir», de «l’endurement» et de la «douleur».
Elle nous demande d’accepter d’être exposé à l’irritation et à l’indésirable, d’accepter ce à quoi nous dirions habituellement «non».
Mais il s’agit aussi d’accepter intérieurement les côtés obscurs de nous-même que nous n’avons pas envie de reconnaître. Nous devrions accueillir le côté pénible de la situation plutôt que de le refuser et de lutter contre lui. Si, face à une situation pénible, on commence à accepter, sans réagir à priori impulsivement, on introduit une pause dans la situation. Elle est un espace qui permet de mieux la sentir. C’est à partir de cette perception qu’il devient possible d’y répondre plus justement.
En acceptant, on se laisse ainsi pénétrer par la situation à priori inacceptable ou non désirée.
L’inacceptable pénètre jusqu’au plus profond de nous-même. C’est une acceptation sans réserve. Il n’y a pas de «oui, mais...». On est complètement exposé, transparent, et l’on abandonne la lutte et le rejet.
Ensuite, s’accepter soi-même signifie reconnaître sa vraie nature comme étant un «chapelet de mirages» dépourvu de réalité intrinsèque. De se glisser à l’arrière-plan de son être et de regarder cet inacceptable comme n’étant qu’un phénomène dont je ne suis pas l’auteur.
Comme tout phénomène, cet inacceptable a sa propre existence mais je ne suis pas cela.
Percevant cela, l’inacceptable se dissout de lui-même pour ouvrir le champ de la compassion infinie.
Accepter ne signifie pas «subir», mais accepter l’apparition de ce genre de phénomène comme étant une manifestation de la nature même des choses.
Les choses sont ce qu’elles sont mais je ne suis pas ces choses. Se tenant à l’arrière-plan, je peux alors, avec compassion, regarder ces souffrances et ne pas les entretenir, ne pas les nourrir.
Seule l’acceptation totale pourvue de l’Oeil de l’Éveillé met fin au pouvoir du «subir», de «l’endurement» et de la «douleur».
Sando Kaisen
mercredi 7 septembre 2011
La Poésie, Chant du monde
La poésie est partage, échange, expression, qu’elle soit sous forme de langage, d’écriture,
de musique ou bien de peinture ou même cuisine, jardinage, art de faire des
bouquets …
S’allonger, marcher, s’asseoir : la poésie est en toute chose.
Elle fait appel au coeur même des phénomènes, elle est l’expression avant la réflexion.
Elle fait vibrer corps et esprit.
C’est en cela qu’elle touche et qu’elle semble bien souvent mélancolique.
Mélancolie au delà de toute forme de tristesse, mélancolie car chant indicible et mystérieux.
Les hommes, à la recherche de la perfection des sens, ont établi des règles de poésie
afin de s’y approcher au mieux. L’équilibre, le rythme, les images, les sons, les
odeurs, saveurs doivent faire appel au coeur plutôt qu’à la raison et faire vivre en
chaque être la beauté de l’émotion dans sa simplicité.
En cela le chant de la nature ainsi que la nature des êtres est poésie.
Bien sûr en littérature par exemple il existe d’autres formes d’expression qui touchent,
mais elles touchent parce que faisant appel à une histoire ou des situations
particulières, à la mémoire. C’est une émotion différente, déformée par le filtre de la
raison.
En ce qui concerne la poésie, c’est la forme poétique elle-même qui touche. Quel
qu’en soit le sujet, le thème, les associations, la forme, elle est le coeur même des
phénomènes. Étant le coeur des phénomènes, tous
les êtres en sont touchés inconsciemment, naturellement.
L’oiseau feu glisse au dessus des flots secrets,
Silhouette sans nom jouant en mille reflets.
Observant amusé ces ombres ballerines,
Le poisson lune repose dans la quiétude marine.
Où est le sage ?
Chant du monde !
Où est le non sage ?
Chant du monde !
Ji Yu Ni
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